Pour Arena, l'Europe doit protéger les droits fondamentaux des femmes - Marie Arena
L'Europe doit se doter d'outils permettant d'assurer la protection des droits fondamentaux, et notamment les droits des femmes. L'Europe est le continent où les droits des femmes "ne sont pas un alibi", mais l'égalité n'est pas encore acquise
Commission européenne, Conseil européen, Droits des femmes, Égalité des genres, Parlement européen
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Pour Arena, l’Europe doit protéger les droits fondamentaux des femmes

Face à la montée des populismes, qui surfent sur la peur de l’avenir pour revenir à des valeurs du passé, l’Europe doit se doter d’outils permettant d’assurer la protection des droits fondamentaux, et notamment les droits des femmes, a plaidé l’eurodéputée socialiste Marie Arena à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes.

« Il y a un lien entre les populismes conservateurs et la régression des droits des femmes: leurs programmes proposent de revenir à des situations, des valeurs du passé, en surfant sur la peur des gens par rapport à leur avenir« , a pointé l’eurodéputée. « Mais quand on revient soixante ans en arrière en matière de droits des femmes, on revient à pas grand chose. »

Si l’Europe est sans doute le continent où les droits des femmes « ne sont pas un alibi », l’égalité n’est pas encore acquise, note Marie Arena. Et l’on observe, dans certains États membres comme au parlement européen, une tendance à barrer les projets qui améliorent la situation des femmes. La Pologne a par exemple défrayé la chronique depuis l’installation d’un gouvernement conservateur de droite qui a voulu interdire l’avortement, avant de renoncer face à la pression de la rue.

Marie Arena soutient, comme d’autres députés européens et le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, la création d’un mécanisme de protection des droits fondamentaux. « On l’a fait après la crise financière pour protéger les économies, avec le Pacte de stabilité et de croissance; faisons de même pour les droits fondamentaux », propose-t-elle.

L’eurodéputée n’est pas favorable à l’exclusion des Etats membres qui bafoueraient les droits fondamentaux. « Mais comme ils ont dû y adhérer pour entrer dans l’UE, il faut les rappeler à leurs responsabilités quand ils risquent de déraper. »

 

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